L’ABONDANCE AU MILIEU DU CHAOS (Partie 1)
13 Mai 2024, ÉTAT DE CHOC !
Le 13 mai 2024 marque le début d’une série d’émeutes violentes en Nouvelle-Calédonie. Ces violences, ciblant principalement les commerces et habitants non-kanak, ont provoqué une atmosphère de terreur et d’exode, notamment chez les populations wallisiennes, vietnamiennes et européennes. Des familles établies depuis plusieurs générations ont été contraintes de fuir, tandis que plusieurs quartiers, désormais sinistrés et marqués par des destructions massives, semble voué à devenir exclusivement kanak. Ce phénomène inquiétant, qualifié par certains d’acte de « purification ethnique », signe l’effondrement brutal du vivre-ensemble local et laisse planer un sentiment de désespoir sur l’avenir de cette île. La situation est Chaotique ! Nous subissons TOUS les dommages collatéraux de cette situation !
« L’économie est à terre. On évoque près de 10 000 chômeurs liés à la destruction de leur outil de travail. Chiffre considérable à l’échelle de ce territoire de 270 000 habitants. Et encore, ce chiffre pourrait plus que doubler avec le secteur du nickel, au bord de l’explosion. Une catastrophe sociale incommensurable qui touche et touchera l’ensemble de la population calédonienne dans sa diversité ethnique. Les kanaks, loin s’en faut, ne seront pas épargnés car, contrairement à une idée fausse complaisamment véhiculée en métropole, ces derniers sont très largement intégrés au marché du travail calédonien, qui plus est à tous les niveaux d’emploi. » -Tribune publiée dans Le Monde.
UNE SACRÉE EXPÉRIENCE !
Cette expérience a été marqué par une succession de défis quotidiens, liés au chaos ambiant en Nouvelle-Calédonie. Nous avons dû faire face à une réalité bouleversante :
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Se nourrir est devenu un véritable parcours du combattant. Une grande partie des commerces alimentaires ont été détruits, et les pénuries d’approvisionnement persistent. Lorsqu’un magasin ouvre ses portes, il faut parfois patienter des heures dans d’interminables files d’attente, pour découvrir des rayons presque vides et des prix doublés, voire triplés.
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Se déplacer relève de l’exploit : les routes, en particulier les axes principaux, sont bloquées par des barrages. La violence y est omniprésente, rendant chaque trajet incertain et potentiellement dangereux.
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Se soigner devient une épreuve tragique : l’accès aux soins est entravé, les hôpitaux débordés, et des patients meurent faute de pouvoir être pris en charge à temps.
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S’instruire n’est plus possible pour de nombreux enfants. Les établissements scolaires sont soit détruits, soit fermés depuis le début de la crise, laissant des familles livrées à elles-mêmes.
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Travailler n’est plus une évidence : nombre d’entreprises, petites ou grandes, ont été saccagées ou contraintes de cesser toute activité. Le tissu économique local est à genoux.
OM SWEET HOME
À l’image de notre belle Calédonie, ce qui fait notre force, ce qui reste inégalable ici, c’est bien l’entraide et la solidarité. Malgré les épreuves, ces valeurs profondément ancrées dans notre culture non seulement perdurent, mais se renforcent. Au-delà des peurs, nous avançons ensemble, unis par une cause commune, dans la bienveillance, le partage, parfois même dans l’humour, pour garder le cœur léger.
Des personnes de toutes origines — Wallisiennes, Tahitiennes, Kanak, Indonésiennes, Vietnamiennes, Caldoches, Métropolitaines… — se rassemblent et veillent les uns sur les autres. Chacun fait en sorte que tout le monde puisse avoir accès à l’essentiel : nourriture, soins, soutien. Une vraie communauté de cœur, pleine d’humanité, d’amour, et de dignité. 🕊
Cela fait maintenant un an que nous avons emménagé dans ce lotissement. Dès notre arrivée, j’y ai ressenti comme une bulle de sérénité. À seulement 4 km du chaos au nord et 6 km au sud, notre quartier a été miraculeusement préservé. Des groupes de riverains se sont mobilisés chaque nuit pour protéger le lotissement, veillant sur nos familles, nos maisons, nos enfants.
Nous ressentions la tension globale des évènements et même parfois des peurs, mais je me suis sentie entourée, en sécurité, portée par une ambiance chaleureuse et solidaire. Entre voisins, nous nous sommes soutenus sans compter : un besoin, un coup de main, un mot gentil, une présence rassurante. Lorsque les écoles sont restées fermées pendant deux mois, nous nous sommes organisés pour garder les enfants, les uns pour les autres, naturellement, simplement, humainement.
Je ne ressentais plus ni peur, ni insécurité — ni physique, ni financière. Pourtant, j’ai connu dans ma vie des crises profondes. Mais cette fois-ci, quelque chose en moi avait changé. Cette situation m’a révélé le chemin parcouru, l’évolution intérieure qui s’est opérée au fil des années. Mon travail en Feng Shui de pleine conscience, mon cheminement personnel et spirituel, mes engagements dans la guérison émotionnelle… Tout cela nous a atteint biensûr, mais j’ai réussit à ne pas me faire submerger par mes émotions. On a fait notre maximum pour rester debout en cultivant les petits instants de joie qu’on pouvait provoquer.
Je me suis sentie en paix, en confiance. Et ça, c’est un trésor. J’ai pu être disponible pour ceux qui en avaient besoin.
Remplie de gratitude. 💖
UNE CRISE INCOMMENSURABLE
Une réalité économique de plus en plus difficile à porter
Depuis deux ans, l’économie calédonienne s’effondre lentement… et les exactions n’ont fait qu’accélérer cette chute. Aujourd’hui, l’économie locale est à terre.
Le coût de la vie ici a toujours été bien plus élevé qu’en Métropole — environ le double en temps normal. Mais depuis mai 2024, on parle d’une explosion des prix : on est passé de x2 à x3.
Certains diront peut-être :
« Oui, mais vos salaires sont plus élevés là-bas. »
Alors posons les chiffres à plat :
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En Nouvelle-Calédonie : 39h/semaine → SMIC à 1 106 € net/mois (131 980 Fcfp)
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En Métropole : 35h/semaine → SMIC à 1 398 € net/mois (166 825 Fcfp)
👉 À temps de travail supérieur, salaire inférieur… et coût de la vie bien plus élevé.
Le quotidien devient un défi : se nourrir, se soigner, se loger, devient une lutte constante. De nombreuses familles ont perdu leur emploi ; d’autres sont directement touchées par les répercussions économiques.
On assiste, impuissants, à une flambée des prix généralisée, à la fermeture en cascade des commerces et des entreprises locales.
Des centaines de personnes ont quitté précipitamment le territoire, laissant parfois tout derrière elles : logements, biens, animaux… La fuite s’accélère, et avec elle, une véritable pénurie de professionnels, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Aujourd’hui, ce sont surtout les entrepreneurs et les salariés du privé qui paient le prix fort de cette crise sans précédent.
RÉAPPRENDRE À RECEVOIR : S’ouvrir à l’Abondance, sans Culpabilité
Cette dernière année, nous avons appris à accueillir.
À accueillir l’aide, le soutien, les élans du cœur.
À recevoir sans culpabilité, à faire confiance à la vie, et à reconnaître que l’abondance prend de multiples formes — et qu’elle est toujours parfaite, peu importe sa source.
✨ J’ai été profondément touchée par l’amour reçu au quotidien : des messages, des mots doux, des pensées bienveillantes, venus de proches comme de connaissances plus lointaines.
✨ Grâce à une cagnotte participative, nous avons reçu des dons généreux de la part de la famille et d’amis de Métropole et d’ailleurs. Puis j’ai eu la chance de travailler deux semaines dans un primeur local, où les échanges de sourires, les conversations spontanées, les retrouvailles avec d’anciens camarades de collège ou lycée… ont illuminé mon quotidien.
Ce soutien combiné nous a permis de faire face aux premières charges, malgré l’arrêt brutal de mon activité, tout en retrouvant le sentiment d’être utile.
✨ Des braderies de quartier se sont organisées : l’occasion de chiner de vraies pépites pour s’habiller, se chausser… et recréer du lien, dans la simplicité et la solidarité.
✨ Des liens familiaux se sont retrouvés. Une main tendue, un cœur ouvert : des membres de notre famille en Métropole nous ont proposé de nous héberger, pour faciliter notre installation et poser les premières pierres de notre nouvelle vie en France.
✨ Grâce à l’indemnité de licenciement de Stéphane, et au fruit d’un petit investissement en cryptomonnaies réalisé il y a quelques années, nous avons pu acheter nos quatre billets d’avion. Le point de départ d’un nouveau chapitre.
Nous avons pris neuf mois pour préparer le grand départ. Un choix aussi délicat qu’évident, fait avec foi et confiance en la vie. Les synchronicités se sont alignées, comme autant de signes nous montrant la voie. Cette proposition d’entraide a ouvert un champ des possibles que nous n’aurions jamais imaginé.
✨ Nous avons activé notre créativité, notre ingéniosité, notre capacité d’adaptation. On vend quelques affaires, on transforme les contraintes en opportunités, on active le « logiciel bons plans » pour traverser cette période avec résilience.
✨ Grâce à une aide au logement accordée, notre loyer s’élève désormais à seulement 166 €, ce qui nous permet de garder un équilibre budgétaire malgré l’explosion économique. Et avec d’autres petites astuces — dons alimentaires d’associations, chasse aux promotions, troc solidaire — on parvient à vivre dignement et durablement le temps du départ.

QUAND TOUT VACILLE À L’EXTÉRIEUR, RECENTRE-TOI À L’INTÉRIEUR
Lorsque tu n’as aucun contrôle sur les événements extérieurs, ramène ton attention sur ce que tu peux maîtriser. Agis à ton échelle, avec les moyens du bord, avec ce qui est accessible ici et maintenant.
Puis, reviens à ton intérieur.
Prends soin de ton corps, de tes émotions, de ton espace de vie. Quand tout semble s’effondrer autour de toi, quand le chaos règne dehors, quand tu es en état de choc… ramène ton focus sur toi.
Sur tes ressentis.
Sur tes besoins.
Sur tes envies.
Sur ce qui vit en toi.
Reconnecte-toi à ta paix intérieure.
Prends soin de toi comme tu prendrais soin d’un être cher. Repose-toi dès que ton corps te le demande.
Respire profondément.
Vis chaque instant en pleine conscience.
Garde la foi.
Savoure les petits plaisirs.
Cueille chaque moment de magie.
Et quand il n’y en a pas, invente-les.
Apprivoise tes peurs.
Écoute ton cœur.
MANGE, PRIE, AIME, AMUSE-TOI… ET DORS.
« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »
Antoine de Saint-Exupéry
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Emeline ARSAPIN
Activatrice de Bonheur
Feng Shui de la Maison et de l’Humain
Coach Bien-être depuis 2013